Partout au Québec, d’anciens sites industriels, commerciaux ou municipaux reprennent vie grâce aux travaux de décontamination. Ces projets contribuent à protéger la santé publique, à réutiliser intelligemment les espaces déjà urbanisés, à stimuler l’économie locale et à réduire l’empreinte environnementale de la province.
Derrière ces réussites se cache une foule de spécialistes : ingénieurs, techniciens, géologues, opérateurs de chantier. Tous unissent leurs expertises pour transformer des terrains autrefois négligés en milieux de vie sains et durables. Ensemble, ces professionnels jouent un rôle clé dans la transition écologique du Québec.
Quels sont les métiers en lien avec la décontamination des sols?
La décontamination des sols fait appel à une grande diversité de profils, autant scientifiques que techniques. Du diagnostic initial jusqu’à la remise en état d’un site, chaque étape repose sur le savoir-faire de spécialistes qui contribuent à restaurer la qualité des sols et à protéger les milieux de vie.
Voici un aperçu des principaux métiers de ce secteur.
Études et diagnostics environnementaux
Avant toute intervention, il faut comprendre l’ampleur de la contamination. C’est à ce stade ces professionnels produisent des études afin d’établir le meilleur plan de décontamination :
Technicien·ne ou chargé·e de projet en caractérisation environnementale : réalise les études de phase I et II (prélèvements de sols et d’eau souterraine, et analyses en laboratoire).
Hydrogéologue ou géologue : évalue la propagation des contaminants dans le sol et les nappes phréatiques.
Spécialiste en évaluation environnementale : rédige les rapports techniques, analyse les risques et recommande les mesures de décontamination.
Ces professionnel·les travaillent souvent pour des firmes d’ingénierie ou de conseil en environnement. Les projets sont réalisés en conformité avec le Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains (RPRT) du Québec.
Travaux de décontamination des sols
Une fois le diagnostic établi, place à l’action grâce aux gens qui exercent ces différents métiers :
- Technicien·ne en décontamination : participe à l’excavation, au tri et au traitement des sols contaminés.
- Opérateur·trice de chantier environnemental : manipule les équipements et assure le suivi de la sécurité.
- Ingénieur·e en environnement et sites contaminés : supervise les travaux, sélectionne les procédés (traitement thermique, bioremédiation, confinement, etc.) et vérifie la conformité aux normes.
Gestion, coordination et suivi réglementaire
Certains métiers visent aussi à coordonner et à superviser les divers intervenant·es et à s’assurer de la réussite des différents projets.
- Chef·fe de projet en réhabilitation de sites : coordonne les études, les travaux et les rapports auprès du client et du Ministère.
- Conseiller·ère en environnement municipal : veille à la conformité des projets sur le territoire d’une ville ou d’une MRC.
- Gestionnaire de programmes de réhabilitation : gère les budgets, les subventions et les suivis.
Faites carrière dans la décontamination des sols
Les métiers de la décontamination des sols allient technologie, environnement et impact social.
Ils permettent de transformer des terrains pollués en espaces de vie, de travail ou de nature, tout en contribuant activement à la santé publique et à la transition écologique du Québec.
Que vous soyez attiré·e par le travail de terrain, la recherche scientifique ou la gestion de projets, la filière de la réhabilitation environnementale offre des carrières stimulantes, concrètes et profondément utiles.
